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Les
comptines se déploient dans ce monde de l'entre-deux, du
trait d'union, encore visible entre les parents et le bébé.
Elles occupent cet espace transitionnel, potentiel, décrit
par le pédiatre et psychanalyste D.W. Winnicot, espace qui,
un temps n'appartient en propre ni aux parents ni aux enfants. Aux
balbutiements viennent faire écho les formulettes maternelles.
Leur forme même les situe dans le monde de l'entre-deux, mi-chantées,
mi-parlées. Leur transmission les ancre à la fois
dans l'actuel et l'hérité. Leur fonction paraît
bien se résoudre en ce passage des corps à corps entre
le parent et le bébé aux corps séparés,
distincts, autonomisés.
Patrick
Ben Soussan, 1,2,3...comptines! Mille et un bébés,
Erès
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