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"L' hydrolisat de lait semble améliorer les coliques du nourrisson": affirme la revue "Pediatrics" 2000 qui mentionne une étude réalisée en Hollande sur des enfants de moins de six mois, elle explique que ces bébés qui présentaient des cris répétés montrent une nette (18%) diminution des symptômes avec l'hydrolisat par rapport au lait normal.Il faut distinguer le lait hypoallergénique (lait HA) de l'hydrolisat poussé. Les laits HA ont subi une hydrolyse "partielle" qui réduit le caractère allergisant du lait de vache sans l'éliminer complètement. Le but théorique de ces laits HA est de réduire le risque d'allergie aux protéines du lait de vache (PLV). Ce n'est qu'un produit de prévention et non une thérapeutique de substitution. Ils ne peuvent pas être utilisés chez les enfants présentant une intolérance vraie aux protéines du lait de vache. Les laits hydrolysés (dont les chaînes protéiques sont encore plus découpées que celle du lait HA) sont recommandés aux enfants intolérants aux protéines de lait de vache. En cas d'allergies diagnostiquées aux protéines de lait de vache, le pédiatre prescrira des formules " à hydrolysats poussés " (sans lactose ni protéines allergisantes). L'article ne précise pas ce qu'il entend par lait normal, parlent-ils du lait en poudre pour nourrissons fabriqué à partir du lait de vache? Très probablement! Mais qu'en est-il des bébés allaités?
Il est encore courant que le pédiatre encourage le sevrage à la moindre manifestation d'eczéma ou d'allergie ou aux premiers signes de problèmes digestifs d'un bébé allaité ou, sous le prétexte que l'enfant ne supporte pas le lait de sa mère. Le pédiatre conseille presque toujours de passer au lait hypoallergénique ou à l'hydrolisat et l'on peut constater une amélioration. Une grand-mère m'a raconté comment elle a sevré, la mort dans l'âme, un de ses enfants couvert de boutons, le pédiatre lui avait expliqué que son lait était "trop riche"! Quarante ans plus tard, elle n'avait pas encore fait le deuil de ce sevrage précoce et forcé. Est-il possible qu'un bébé ne suppporte pas le lait de sa mère, réputé parfait pour lui?
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Il
y a des cas heureusement rares mais dramatiques de nourrissons
qui vomissent le lait de la mère ou souffrent de diarrhée
sanguinolante. Il
n'y a rien de pire pour une mère que s'entendre dire que son
propre lait est mauvais, elle en ressent de la culpabilité et
le vit comme un échec. Certaines mamans rejettent complètement
cette idée car elles ont entendu dire qu'il n'y a rien de
mieux que le lait maternel et qu'il protège des allergies.
Elles persistent donc à donner le sein. Surtout quand les
signes d'allergie sont discrets ou mal interprétés.Vomissements,
diarrhée et eczéma sont des signes irrécusables,
mais que penser d'un enfant qui pleure beaucoup, se réveille
très fréquemment la nuit, réclame le sein en
permanence, régurgite abondamment? Fera-ton on fait l'hypothèse
de l'allergie? Rarement, surtout si l'enfant est allaité parce
que ces symptômes sont fréquents et peuvent avoir d'autres
causes: il y a tant d'enfants qui ont des coliques, qui ne font pas
leurs nuits, qui veulent téter en permanence, ils ne sont
pas tous allergiques. |
La vérité se situe entre ces deux extrêmes: le lait maternel est effectivement ce qu'il y a de mieux pour l'enfant et il peut protéger des allergies, mais certaines protéines passent dans le lait maternel et l'enfant peut y être allergique, l'enfant n'est pas allergique au lait maternel en soi mais à quelque chose dont la mère se nourrit. La solution idéale consiste à continuer l'allaitement tout en imposant à la maman un régime d'éviction totale de la substance allergène, le plus souvent le lait de vache mais aussi les oeufs ou le poisson ou le lait de soja. L'idéalé tant de procéder à des tests chez l'allergologue.Si l'allergie n'est pas très forte et ne met pas l'enfant en danger, on peut essayer de trouver soi-même à quoi l'enfant est allergique en procédant par tâtonnement, on commence le plus souvent par les produits laitiers sous TOUTES ses formes et on observe les résultats, il faut compter au moins une bonne dizaine de jours pour qu'ils se manifestent, c'est parfois plus rapide. SI l'allergie se confirme, il faudra continuer le régime toute la période de l'allaitement et continuer l'allaitement le plus longtemps possible, idéalement plusieurs années pour protéger l'enfant. Il faudra aussi être très prudent au cours de l'introduction des solides et observer chaque fois les réactions de l'organisme. L'hydrolisat doit être une solution de dernier recours, au cas où la mère est dans l'impossibilité de suivre ce régime, mais il faut savoir que l'hydrolisat est un aliment modifié artificiellement et nous ne connaissons pas encore l'impact à long terme de cette trituration sur la santé, ensuite ce lait a très mauvais goût et beaucoup de nourrissons le refusent. Cela rend le sevrage encore plus difficile. |
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Si l'on doit classer l'effet antiallergique des laits par ordre décroissant, le lait maternel (avec régime d'éviction de la mère) vient en tête, ensuite l'hydrolisat, ensuite le lait hypo-allergénique, ensuite le lait maternel sans régime d'éviction et enfin le lait en poudre premier et deuxième âge. -lait maternel
+ régime d'éviction suivi de la mère
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Conclusion Le régime d'éviction n'est pas facile à suivre mais les résultats sont très réconfortants pour la mère, quelle satisfaction de savoir qu'elle fournit à son bébé un lait qui le nourrit et le protège efficacement de l'allergie, quel soulagement de voir disparaître l'eczéma purulent, d'entendre diminuer les pleurs et les réveils de nuit. La relation mère enfant ne peut qu'en être améliorée. De nombreuses mères allergiques aux PLV sans le savoir constatent avec ce régime d'éviction des améliorations de leur santé car elles étaient aux PLV: par ex.migraines inexpliquées ou rhumes chroniques. Dans les familles à terrain allergique, il est même recommandé de commencer à suivre ce régime pendant la grosssesse, en particulier pendant les 3 derniers mois car le foetus peut développer une sensibilité à certaines protéines durant cette période. Il faut veiller à l'équilibre alimentaire par ex le calcium en recourant éventuellement à des compléments alimentaires.
L'allergie aux PLV est particulièrement fréquente elle est même en augmentation, peut-être que l'abandon de l'allaitement y est pour quelque chose. Il n'est pas toujours facile d'n reconnaître les signes Les plus évidents: vomissement, diarrhées, sang dans les selles, pas de prise de poids, eczéma, urticaire Mais il faut aussi penser à l'allergie, en cas de fortes régurgitations, coliques très douloureuses, pleurs très fréquents Et même en faire l'hypothèse pour un bébé qui se réveille toutes les heures la nuit, et demande le sein en permanence.
Voici quelques adresses de sites consacrés à l'allergie, il est surprenant que l'on n'y mentionne pas le lait maternel comme préventif des allergies, ni les bienfaits du régime d'éviction de la mère.
Xavière Remacle avril 2004
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